• J 210, 5 avril : arrivée à Valparaiso

    J'irais un jour à Valparaiso ... 

     

    Je me réveille à 11h, presque sans l'aide de mon réveil, cool, je reprends un rythme presque correct ! Aujourd'hui, je vais à Valparaiso ! En partant, je prend enfin la triste décision que je devais prendre : je donne à Agnès (qui bosse à l'Auberge de jeunesse) la couverture que m'avait offert Allan en Nouvelle Zélande, Allan c'était le papy qui faisait le ménage avec moi à Oamaru, un monsieur qui a eu une vie toute triste et avec qui on s'était super bien entendu, super marrant et un peu rustre. Comme il savait que je caillais la nuit dans ma tente, il m'a prêté puis donné une couverture à lui, il ne s'en servait pas, elle était rose et moche. Moi, je la trouvais bordeaux, très belle, toute douce et super chaude! Du coup, je l'avais amenée avec moi à Franz Josef et je n'avais pas réussi à l'abandonner après ma nuit à l'aéroport comme prévu... mais là, elle me sert vraiment plus à rien et elle pèse une tonne, je peux pas la garder... Au moins, elle aura fait une heureuse, Agnes est très contente et elle lui sera très utile, tant mieux.

     

    5 AVRIL Petit pic-nic dans le parc vers la station de métro, je mange un truc acheté dans la rue, c'est bon mais je sais pas trop ce qu'il y a dedans... !

     

    Puis je vais vers un nouveau défi : le métro ! Donc, rien n'est traduit en anglais mais je comprends vite que billete, station, terminale veulent dire billet/ticket, station et terminus. Je m'entraîne à demander cuento cuesta un billete por favor? Du coup, arrivée au guichet, je maîtrise! Bon, sauf que je comprends pas la réponse et qu'il manque 10 pesos que je mets une plombe à donner au guichetier !

    Le métro est bien, y a du monde mais de la place, c'est propre. Je descends et rejoins le terminal des bus, y a du monde de partout mais surtout plein de compagnies différentes de bus et toutes ont l'inscription Valparaiso, euh... comment choisir la bonne? Ni les prix ni les horaires ne sont inscrits ! Bon bah, je prends la queue où il y a le plus de monde et où les gens ont l'air les moins riches!

     

     

    5 AVRILLe trajet dur 1h30 et je vois pas grand chose, faudra pas que je dorme au retour ! On arrive à Valparaiso, je réalise pas trop que j'y suis. Je m'entraine avec mon petit dictionnaire tout le long de la queue : un billete y ida para Valparaiso, por favor. Arrivée au guichet, le gars comprend et m'indique qu'il y en a un dans 5mn et qu'il peut me placer à la fenêtre, est-ce que je prends, bien sur ! C'est pas trop cher (mais c'est pas l'Asie!). Le bus est classe et confortable. Tellement confortable que je m'endors à peine sortie de la ville ! 

     

     

    Nous irons un jour à Valparaiso

     

    C'est le titre d'un chanson que toute ma famille connaît par coeur. Pendant des vacances il y a une vingtaine d'années, on été allé à un concert de Philippe Richeux (chanteur pas connu, entre Henry Dès et JJ Goldman) tous les 5, on avait vraiment aimé (je pense que c'était le premier concert de mon frère, ma soeur et moi) et on était à fond, mes parents nous avaient acheté la cassette audio (ils ont peut-être regretté les années qui ont suivies!) et on l'a passée en boucle pendant des mois dans la voiture, à la maison...

     

    Parmi les chansons, Valparaiso, parlait d'un endroit lointain. Pour nous, un endroit mythique et magique, merveilleux et magnifique...  et je mets au défi n'importe qui chez moi d'entendre ou de dire "Valparaiso" sans chanter la suite : ... feras-tu la route avec moi? ...

     

    En préparant mon tour du monde, puis mon voyage au Chili, j'ai réalisé progressivement que j'allais y aller, pour de vrai, à Valparaiso. ça y est, j'y suis.

     

     

     

    5 AVRIL premières rues de la ville, vues du bus

    terminal des bus 5 AVRIL

     

    5 AVRIL marché couvert, je pense que c'est un marché aux poissons (question d'odeurs)

     

     5 AVRIL 

     

     

    je remonte l'Avenue Brasil pendant presque une heure... ils sont jolis ces palmiers mais au bout d'un moment, je peux plus les encadrer ! On est bientôt arrivéééé ?

     

     

    Donc me voilà à Valparaiso. Je descends de mon bus et commence ma tournée de "centro de la ciudad?" jusqu'à ce que quelqu'un ne m'indique ni un bus, ni un tramway, ni me dit des trucs que je comprends : juste une direction! Gracias ! Je pars donc vers le centre ville et je me fais confirmer le chemin par un étudiant qui parle un peu anglais. Je marche un bon moment (une heure et demi) mais j'en profite pour me balader (avec 17kg sur le dos, oui!) et visiter la ville basse.

     

     

     

    5 AVRIL

     

    Entre chaque rue, je vois les fameuses collines pas loin, avec les maisons de toutes les couleurs 

     

     

     

     

    5 AVRIL

     

     

     

     

                        5 AVRIL                       5 AVRIL

    Bibliothèque municipale, toujours sur l'av Brazil.     Et M.Simpson, mais c'est pas Homer, ça m'a quand même fait  marrer, il m'en faut peu. 

     

     

    Les cerros de Valparaiso    

     

    Valparaiso est la 2ème ville du Chili. Fondée par Valdivia qui, en ayant fondé Santiago lui a ainsi créée un port. Mais "la perle du Pacifique" a cessé d'être le principal port du continent quand le canal de Panama a été construit puisqu'elle n'était plus un passage obligatoire...

     

    La ville est souvent comparée à San Francisco, fondée par les espagnols qui installent un port face au Pacifique, dans une grande baie, la ville basse est dominée par des collines, plein de collines qui donnent aux rues leur caractère très pentu. (moi je trouve que ça ressemble vachement à Marseille, ceci-dit, c'est le même principe : autour du port, face à la mer et des rues qui montent...)

     

    En tout, la ville s'étend sur 45 collines, les cerros. Avant desservies par les ascensors, il n'en reste plus beaucoup en service. Dans la ville basse, il y a surtout des commerces, écoles et universités, institutions... Les collines sont principalement résidenciels : des milliers de maisons multicolores s'étendent sur les collines qui forment un amphithéatre autour de la baie.

     

    J 210, 5 avril : arrivée à Valparaiso

     

     

     

     Une fois un bout de la ville basse, il est temps d'aller à mon AJ qui doit plus être très loin ... euh oui mais... oups, j'ai oublié l'adresse de mon hôtel ! Je sais que je suis pas loin mais je l'ai évidement notée nulle part (c'est pas comme si ça faisait 7 mois que je voyageais ! ceci dit, j'ai une bonne mémoire et ça fait 7 mois que je retiens tout sans noter, et bah pas là !)

    Donc je cherche un cyber café ou un office du tourisme ou un endroit pour aller sur internet. En 10 minutes, c'est bon, y a un cyber café (qui n'a de Café que le nom puisque c'est que des ordis), pour 50c, 10mn : je retrouve l'adresse très facilement et j'y vais. C'est au 27 passaje fischer, en plus c'est sur le plan de mon guide, donc facile, à première vue... parce que si je suis dans la rue d'où part ce passage, je fais la rue 2 fois, et c'est une rue qui grimpe sévère, (mes genoux me rappellent à l'ordre, mais moi aussi je galère d'abord!) sans trouver le passage, je me casse pas la tête plus longtemps, je demande aux passants.

     

     

     

    Le Chili derrière moi

    5 AVRILDonc je demande aux passants où se situe la rue de mon AJ qui n'est pas loin et là, trop drôle : le premier gars me dit "ça doit être par là", on remonte donc la rue (une troisième fois) mais non, donc il demande à une dame qui dit : c'est par là, on redescend un peu la rue tous les trois, mais non, du coup, elle appelle un autre gars à quelques mêtres de nous : " passaje fischer ? ", il sait pas, il appelle un autre gars plus loin dans la rue : fischer ? et là le gars sait, les deux nous rejoignent et on redescend tous! C'est trop mignon tous ces gens qui se mettent à chercher et à m'accompagner ! Et en fait, on est passé 20 000 fois devant mais y a 2 noms à ce passage et évidement Fischer est écrit nulle part ! On arrive donc à 5 devant le passaje, je remercie tout ce petit monde et monte le dernier escalier vers mon AJ, si on n'avait pas trouvé si vite, j'aurai eu tout le Chili derrière moi?

       

     

     

    5 AVRIL Donc j'arrive à l'AJ qui est vraiment un petit coin de paradis, chaleureux, confortable, calme et très joliment décoré, la fille qui m'accueille parle un peu anglais, me montre ma chambre, à l'image du reste, y a 6 lits mais un seul occupé (par une fille qui dort, enfin, qui dormait!).

    Une fois installée, je ressors vite me balader et acheter à manger avant que la nuit tombe, certains quartiers de Valparaiso sont très déconseillés la nuit. Je vais me balader et notamment voir la place Sotomayor, coeur historico-économico-culturel de la ville.

     

    En haut, mon lit, mon bazar ...

     

     

    5 AVRIL

     

    La place Sotomayor

     

      5 AVRIL Quand je suis à la place, je cherche à aller sur le port mais des grévistes ont bloqué l'accès donc je fais demi tour. Les gens qui travaillent sur les chantiers navales souhaitent de meilleures conditions de travail. 

     

    Et puis je trouve pas grand chose pour manger, je suis dans un quartier où tout ferme tôt, du coup, j'achète un truc dans une petite épicerie tenue par un papy qui a l'air trop gentil et avec qui on rigole sans se comprendre ! Je lui montre des trucs en fronçant les sourcils (dans mon language ça veut dire : qu'est-ce que c'est que ça?) et il prend le temps de me mimer les animaux quand c'est de la viande ou me faire la forme quand c'est aux légumes, on est morts de rire, je fini par acheter, sans trop savoir ce que c'est un truc à a viande et du pain que je dis dans toutes les langues jusqu'à ce qu'il reconnaisse le son! Pain? Bred? Brod? ça marche ...

     Je rentre à l'AJ et rencontre des nouveaux coloc de chambres, y a une espagnole qui parle un peu anglais et Christian, un chilien.

     

    Cette nuit, je m'endors tard, très tard ... Y a la fête dehors donc de toutes façons avec tout ce bruit ...

     

    5 AVRIL 

     

     La rencontre du jour : Christian, c'est un chilien super marrant, il habite à Santiago et est venu passer les WE chez des amis, il finit ses études et après il voudrait voyager en Europe et il me pose plein de questions sur mon voyage, il parle un peu anglais (c'est pour ça qu'on peut parler) et il est très content de parler de la France, de l'Allemagne, de l'Angleterre... Et il parle de son pays (ouais, il est super bavard mais c'est cool!) d'une manière très marrante, lui n'a pas connu Pinochet ni Allende mais explique que les gens restent très marqués par tout ça, tout en le racontant comme si c'était de l'Histoire ancienne. 

     

     La chanson du jour : vous vous demandez encore?

     

     


  • Commentaires

    1
    manman
    Mercredi 17 Avril 2013 à 14:46

    Bon colette a été plus rapide que moi pour entonner l'Amériqueu...(un bout de notre spectacle),et toi plus rapide pour "nous irons un jour à Valparaiso",bon sauf que tu nous as pas attendu pour faire la route avec toi...mais je chanterais quand même :"lComment croire comment croire au pas pesant des soldats quand j'entends la chanson noire de Don pablo Néruda"(Jean Ferrat)...car pour nous ,le Chili c'est Pablo Néruda,Victor Jara....Heureusement c'est loin et les jeunes là-bas ont une vie plus douce enfin...mais bon je vouderais que tu mettes cette chanson en chanson du jour avant de quitter le Chili...Et nous dès qu'on peut on te met sur dropbox"attention au départ"spéciale F.D puisque tu nous as soufflé l'idée...Pour rebondir,ce départ est loin déjà :200 jours + 10...La route te va toujours bien ,je crois, continues de nous raconter tes rencontres,la vie de là-bas avec humour : après "la russie sur mon lit"c'est'le chili derrière moi" ! Bisous à toi et toutes les Natacha et Serguei qui veillent sur toi...

    2
    Sebi
    Dimanche 26 Mai 2013 à 12:47

    Je crois que j'ai encore la k7 !
    Et oui en effet, Valparaiso = P.R. pour moi !  :)



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